Rencontre avec le peintre Mario Sepulcre

Rencontre avec le peintre Mario Sepulcre


Les Corsettes sont allées à la rencontre de Mario Sepulcre, ce peintre Corse prolifique et à la démarche bien spécifique.
Les Corsettes :  Pour commencer, un mot sur votre technique?
Mario Sepulcre : Je peins à l’huile à la manière des peintres italiens de la Renaissance; j’ai été formé en Italie et au Québec où j’ai également étudié trois ans  les arts visuels contemporains. Au Québec j’ai appris au contact de Marius Dubois et Pierre Lissier les techniques figuratives.
J’ai conservé de mon adolescence la même envie de connaître et de travailler les techniques de la peinture a fresco; je me suis lancé dans les années 90 dans cette démarche un peu folle et le hasard de la vie m’a justement fait rencontrer des peintres qui peignaient à la chaux. J’ai travaillé par exemple un mois en total immersion avec Jeanne Marie Bertaux à Manosque.

 

L. C. :  Pourquoi cet attrait pour les techniques de la Renaissance ?
M. S. : Attiré par le surréalisme adolescent, j’ai découvert par la suite Botticelli ainsi que Giovanni Bellini, lors d’un voyage à Londres. S’en est suivi un long cheminement spirituel et des questionnements profonds quant à la démarche de l’idéal de la renaissance. Les créateurs et penseurs de cette époque sont pour moi une motivation poétique, une fenêtre sur l’apogée du Beau et de l’intellect. Cette démarche spirituelle manque aujourd’hui dans l’art contemporain ou le cœur est ignoré au profit de la recherche purement intellectuelle.

 

 

L.C :  L’art contemporain n’est donc pas dans vos bonnes « grâces » si je peux me permettre le jeu de mot ?
M.S : Dans son ensemble je le perçois comme une dictature intellectuelle qui ne cesse de se renforcer depuis 100 ans, une pensée unique mondiale qui occasionne un écran de fumée, rendant invisible la démarche de tant et tant d’ artistes. De plus les gouvernements, de droite ou de gauche confondus, encouragent l’art, mais ils l’encouragent toujours dans des logiques financières. L’Art perd peu à peu de sa portée philosophique et la technique est ammoindrie de ce fait d’une manière regrettable. J’aimerais plus d’ouverture dans l’art contemporain. Pourquoi le musée Fesch n’expose-t-il que le F.R.A.C. ?

L. C. : Question intéressante, nous essayeront de la leur soumettre. Passez ce préambule, parlez-nous maintenant de votre démarche.
M.S. : La peinture est une production figée qui questionne l’intimité du monde. Mes personnages religieux et mes natures mortes figurent la fragilité du monde et l’impermanence de l’existence, à la manière des ‘Vanités’.

Avec l’art pictural il s’agit de se confronter à une matière, à des lois physiques et chimiques où l’artiste procède par essai-erreur; les pigments, liants et supports nous mettent à l’épreuve constamment. La technique et le sujet ne cesse ainsi jamais de se répondre.

L’actualité 2017 du peintre Mario Sepulcre

L.C. : Vous avez réalisées des fresques, notamment peinture a fresco, dans la cour anglaise de la mairie d’Ajaccio, à Olmeto, à Saint Pierre de Venaco, à Zerubia et à Casabianca, entre-autre ; vous avez aussi participé aux « Arts s’affichent » à plusieurs reprises… une actualité?

 

 

M. S.: Oui j’expose jusqu’au dimanche 15 janvier un tableau sur le thème de Saint Sébastien dans le chœur de l’église St Roch d’Ajaccio. Ce tableau rejoindra par la suite la chapelle San Bastianu de Saint Pierre de Venaco.

 

Les Corsettes remercie Mario Sepulcre de leur avoir accordé cette interview.

Vous pouvez avoir plus de détail sur le travail de Mario Sepulcre via son site internet.

Et pour son actualité, n’hésitez pas à suivre sa page Facebook.

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